Marley et moi

27 novembre 2014

Le temps d'aimer

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Il est temps maintenant de revenir.

Il est temps d'aimer.

La vie m'a rendu au centuple tout ce que je croyais qu'elle m'avait retiré. La vie, plus forte que tout, revenue d'abord lentement, au pas lointain que je n'osais pas identifier, puis au petit trot, légère et rapide comme une brise de printemps, enfin, déboulant dans le tournant au galop, m'emportant dans un nuage de poussière scintillante...La vie en laquelle je n'ai jamais cessé de croire. Est-ce pour cela qu'elle m'est revenue si belle, si entière, si vraie, parce qu'au fond, malgré toute ma souffrance, je n'ai jamais douté d'elle ?

Et c'est avec Lui que je suis revenue cet été dans les terres tant aimées. 

Deauville brillante sous le soleil estival. Les couchers de soleil à couper le souffle. Et toi, toi mon cheval tant aimé, toi que j'ai pas pu monter hélas, à cause de ta blessure...Retrouver ton odeur, ce mélange de cuir sec, de feu chaud, de foin, ton souffle sur mon visage quand je passe ma main dans tes crins. Retrouver ton regard profond, miroir noir, presque bleuté où se perdent mes yeux remplis de larmes soudain.

Tu sais, cheval, je t'aime toi.

J'ai tant de choses à te chuchotter, tant de secrets à te dire. Mais je crois que tu les sais déjà...

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04 janvier 2014

Douces heures

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Parce que la vie finit toujours par triompher.

 

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02 mars 2013

Liberté

C'est fini, je suis seule désormais.

Il me reste mon Marley, ma puce, mes armes, mes larmes, mon âme noyée dans la peine, ce soir je monte à cheval, rien n'a plus d'importance que ces quelques instants de vérité où mes larmes sècheront dans le vent glacé d'hiver.

Femme-et-chevaux

Doucement mais avec précision et méthode, je cisaille les amarres pour que le navire s'évade de ce port de douleur vers l'océan, vers l'immensité infinie de la vie, vers la liberté que j'aime et qui seule me rendra à moi-même ; ça cisaille ma chair et mon coeur, mais je le fais pour moi, pour tous les hommes magnifiques qui m'aiment et me tiennent la main en ces instants fragiles, et pour celui qui, sans craindre les climats ardus ni les combats de sang, restera en selle à mes côtés quand les galops de nos montures se rencontreront et s'accorderont soudain.

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22 février 2013

Rêve de guerrière

Malgré la fatigue des combats, les nuits courtes, traversées de cauchemars, le bruit des obus quelque part à l'autre bout du monde mais si près de son coeur, elle a fini par s'endormir.

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Elle montait son beau cheval noir, à la place de son épée c'était un sabre qu'elle tenait, elle galopait vers quelque chose de lointain et de proche à la fois, quelque chose qui certainement existe se dit-elle au réveil, car la détermination de son regard lui rappelle combien elle savait où elle allait.

Et puis chose très rare, dans son monde peuplé uniquement d'hommes, cette nuit elle a rêvé de deux femmes. Et pas n'importe lesquelles, deux femmes particulières, qui comptent beaucoup pour elle, des femmes d'exceptions, fortes et dures comme elle, des guerrières, elles font partie des très rares qui lui ont donné des repères, quand toutes les femmes ne lui ont jamais donné que des coups, des leurres ou des tromperies monstrueuses...Elles sont de celles qui comme elle, se battent jusqu'au dernier soupir, envers et contre tout, à l'armure d'acier inoxydable pour mieux protéger leur coeur.

Il y avait donc deux femmes, Nadine ma tante, la grande femme d'affaires italienne, toujours à la pointe de l'élégance et du raffinement, la féminité incarnée, tout en conciliant les impératifs d'une mère aimante et dévouée à sa famille à la vie à la mort.

Et puis il y avait Babette, ma monitrice. Avec sa voix si puissante, sa silhouette trapue, son visage buriné par les séances en extérieur, mais dont les traits si fins et délicats font ressortir d'autant plus son côté bourru. Une femme qui dirige les chevaux et les cavaliers avec autant de fermeté que de douceur. Une femme parmi les très rares que j'admire.

Je ne me souviens de rien de très précis, sauf que je suis descendue de cheval un instant, qu'elles ont séché mes larmes, qu'elles m'ont dit que c'était bien par-là que je devais aller, et que je triompherai car je savais me battre à la perfection. Que des femmes comme elles me disent ça, je savais plus quoi dire, je suis remontée en selle, je leur ai souri, puis j'ai eu une toute petite pression des jambes et mon cheval s'est envolé.

Très loin tout au fond de mon inconscient, de mes guerres les plus folles, de mes combats les plus terribles, de mes fantasmes les plus brûlants et de mes rêves les plus tendres. Je crois qu'à l'heure qu'il est, il est le seul à savoir où on est allés.

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18 février 2013

La vie c'est maintenant

Impossible n'est pas français, dit-on.

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photo : 123rf

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15 février 2013

Nuit blanche

Dans la nuit sans fin simplement traversée, ponctuellement, comme par les saccades des mitrailles et par intermittences, par un soleil vivant, vibrant, seul capable d'éteindre cette nuit atroce, ne le porte-t-elle pas sur la peau, inscrit dans sa chair, alors pourquoi la nuit s'acharne-t-elle ainsi se dit-elle...

Et c'est un autre mais le soleil est toujours le même, qui lui revient. Les grandes avenues parisiennes, étoilées, hélas pas même une étoile cette nuit, même Noir Désir s'est tu, comme celui qui l'écoutait avec elle, comme celui qui ne l'a jamais écouté vraiment, tout se tait dans cette nuit blanche.

Ton étoile où elle est ?

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Des mots, des chevaux, des hommes, des rêves, est-ce qu'on pèse les bêtes avant l'abattoir, est-ce qu'on regarde leurs papiers, les noms importent peu, mais pas pour moi. Est-ce que la nuit va finir un jour est-ce que je dormirai comme avant, bercée par mes rêves, pauvre conne tu n'es plus une enfant pourquoi t'acharnes-tu à croire, à attendre, à espérer, à avancer malgré les déflagrations, finalement tu es bien comme ton cheval, une sale caboche, jamais peur de rien mais juste une tête de mule.

Les chevaux comme ça faut les mater disent certains, et toi pauvre idiote t'en a pas pris assez, toujours pas matée la guerrière, c'est pas grave la vie est pleine de ressources, tu vas en prendre encore, jusqu'à ce que tu lâches les rênes, jusqu'à ce que tu cries de terreur, jusqu'à ce que tu tombes ou mettes pied à terre de toi-même.

Je ne mettrai pas pied à terre. Je tiens sa crinière sombre, je cherche pas à le mater, et si je tombe je remonterai et je repartirai.

La nuit s'achève. Pourquoi encore ce soleil incongru s'impose-t-il à moi dans mes yeux brûlants de fatigue, à travers mes larmes et ce jour d'hiver ? Du haut de ma monture, je me redresse car je suis pas tombée finalement, le doux bruit des sabots finit par s'étouffer, on a atteint une plage du Débarquement.

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08 janvier 2013

Des jours heureux

Quelques jours hors du temps, suspendus dans un espace préservé, mon coeur qui se rassemble, puis se disloque, s'éparpille, se retrouve à nouveau, entre une percée de soleil dans le ciel gris et pâle d'un hiver normand que je découvre et retrouve à la fois c'est étrange, mon coeur baigné de larmes au jour du départ, le bonheur d'être ici simplement, si près de moi-même, la douleur de savoir que je vais repartir, sentir les heures qui s'égrènent comme autant de grains de sable dans un sablier inexorable, déjà c'est fini.

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Retrouver mon beau cheval noir heureux et en forme, partir en balade dans les chemins de campagne, avec Thomas et Victoire qui nous suit sur son petit poney, ou seule dans le domaine du haras, il y a de quoi faire avec les 33 hectares...Aider ma puce à dominer son stress, à réviser son galop, me taper un soleil dans la carrière parce que décidément Marley n'aime pas travailler en carrière, et que dès que j'ai demandé le galop il a donné un grand coup de tête en avant et rué en même temps...Comprendre que seul  très bon cavalier peut le mettre au boulot en carrière, et que certainement ce n'est pas avec lui que je progresserai...et somme toute m'en fiche un peu, puisque je l'ai, puisque je l'aime, puisqu'on aime tous les deux la nature, l'extérieur, et qu'en balade il pourrait tenir des jours entiers sans se lasser. Pour lui, je suis prête à apprendre sur d'autres, tant pis, apprendre jusqu'à ce que je sois capable de rester ens elle quand il fait le con en carrière, et le corriger ensuite...Après tout, ma nature exigeante et ambitieuse trouve son répondant, et mon cheval est un peu comme moi, il aime les rapports de force et a du caractère, je le savais déjà, aurais-je aimé une bête moins dure, je ne sais pas. Il est ma bête noire, il a même fichu par terre deux fois l'apprenti de Thomas qui a son galop 5, seul Thomas a réussi à rester en selle et à le corriger, il me reste des années de travail donc...

Mais le plus important c'est le plaisir que nous prenons tous les deux dans ces balades, à la découverte d'une nature qui me manque tant, et qui je le sais a manqué tant aussi à Marley pendant toutes ces années de club à tourner en carrière ou en manège. Il se trouve qu'aujourd'hui, moi aussi j'en ai marre de bosser enfermée dans un bureau, j'aspire à une autre vie professionnelle, davantage en relation avec le terrain, et certainement à une autre vie tout court, loin du vacarme et du stress de la capitale.

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Mais ça c'est une autre histoire.

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21 décembre 2012

Joyeux Noël équestre

Marley et moi vous souhaitons de très belles fêtes de fin d'année et plein de beaux moments à cheval et dans la vie...

 

 

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27 novembre 2012

Souvenirs inoubliables

Je n'ai pu écrire depuis de longues semaines, les soucis m'éloignent de tout ce que j'aime. Heureusement il y a dans mon coeur des images vivantes, comme celles qui sont nées lors de week-end de la Toussaint où j'ai retrouvé Marley au Haras du Cercle, dans ce coin de Calvados que j'aime tant, et où je me dis que je vivrai un jour certainement...

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Passées les plages de Cabourg, on s'aventure un peu plus vers les terres, et apparaît dans un écrin de nature, en plein soleil ou sous une pluie légère et transparente, le haras de Thomas. Un vrai paradis pour chevaux et cavaliers, 33 ha, une magnifique piste de galop, un terrain de polo pour les pratiquants de cette discipline dont Thomas est champion, une écurie spacieuse et claire...C'est là désormais que vit mon Marley.

Cela ne faisait qu'une semaine qu'il était arrivé. Malgré ma certitude qu'il était déjà très bien ici, je ne pouvais m'attendre à un changement radical. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir mon cheval tel que je l'avais connu il y a deux ans, la première fois que je l'ai monté à mon club. Finies les attitudes rétives et résistantes, disparu le sale caractère, les tentatives de bouger au montoir ou de mettre un coup de cul, il n'y avait plus que lui et moi comme avant, sans toutes ces interférences négatives que je sentais continuellement dans l'ancien haras. J'ai tout de suite retrouvé le lien indissoluble qui nous lie, cette complicité que seuls les cavaliers et leur monture peuvent connaître, cette joie d'être ensemble et de s'amuser...

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Même si Marley était encore assez mince, il avait déjà repris un peu grâce à la bonne herbe de Normandie et aux soins de Thomas. Il était en pleine forme. Pour la première fois je suis partie en balade seule avec lui tellement je sentais la confiance entre lui et moi. Ce furent des instants uniques, comme si soudain je touchais du bout des doigts un de mes rêves d'enfant les plus profonds...Les bois et les pariries d'automne un peu mouillées par la pluie du matin, le ciel changeant, le bruissement des feuilles, le sifflement du vent, le chant d'un oiseau et l'aboiement d'un chien non loin, tout ça derrière les oreilles d'un cheval, et pas n'importe quel cheval, Marley, le mien, celui que j'aime entre tous, c'était simplement merveilleux.

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Un autre jour, j'ai fait une balade à plusieurs, avec Thomas et de jeunes cavaliers, ma Victoire a pu se joindre à nous, c'était son rêve à elle, faire une balade en même temps que sa maman, et je ne suis pas étonnée qu'elle l'ait réalisé grâce à Thomas. Il fallait la voir sur son petit poney, quand on est arrivé sur l'immense piste de galop, dépasser soudain tous les poneys et chevaux plus grands, et filer au galop comme un petit bolide, les cheveux au vent dépassant de sa bombe, elle qui n'avait plus osé galoper depuis sa terrible chute de l'été 2011. Les quelques cours qu'elle a pris durant ce week-end de la Toussaint avec son moniteur préféré ont suffi pour lui redonner une confiance perdue et écorchée, car si elle était remontée à cheval dès qu'elle en eût le droit médicalement (6 mois après sa chute quand même)...elle gardait une peur viscérale du galop. Mais en quelques heures, Thomas en est venu à bout, et c'est une vraie Victoire libérée de ses peurs que j'ai vue ce jour-là tenir les rênes de son poney au milieu des autres enfants et des jeunes, plaisantant et s'amusant comme jamais...

C'est le coeur triste et lourd que je suis repartie, avec l'espoir et l'attente chevillés dans le coeur de revenir à Noël passer d'aussi bons moments avec mon Marley enfin heureux...Mais en même temps un poids énorme était tombé, celui de l'angoisse de le savoir mal, de le voir se dégrader régulièrement, de craindre pour sa santé et son mental...Au haras du Cercle, je suis parfaitement tranquille quant à son confort de vie et à son mental, puisqu'à présent c'est bien mon Marley que j'ai retrouvé, plus proche de moi que jamais, capable de me faire confiance au point de partir seul avec moi par les chemins de campagne, sans jamais s'arrêter ou faire de résistance, avec au contraire un entrain et un enthousiasme que je ne lui connaissais pas...Le bonheur est si simple alors.

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23 octobre 2012

Eugène Leliepvre, peintre équestre

Découverte d'un peintre du siècle dernier, dont les représentations équestres m'ont séduite...

Eugène Leliepvre me semble en effet peu connu, et cependant ses oeuvres de cavalerie sont d'une finesse et d'un réalisme frappants, les couleurs claquent comme les étendards, le mouvement est insaisissable et pourtant saisi d'un trait, les chevaux se cabrent, ou galopent sous un ciel délavé, les hussards chargent avec désespoir...C'est que cet artiste est d'abord un écuyer, un cavalier, donc il est à même de rendre au mieux cette légèreté et ce mouvement incomparables et uniques qu'est le rythme du cheval.

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Tête
(encre)

Né en 1908 à Montreuil-sur-mer, Eugène Leliepvre dessine des chevaux avant de savoir lire… Il connaît l'exode de la Grande Guerre et assiste à la charge de la cavalerie française dans les rues de Lille, de là viendrait sa vocation militaire et équestre. Il fait son apprentissage en atelier à Paris : d’abord chez Gaston Saint Georges, élève de Gérome, puis chez Frédéric Rebour, peintre de chevaux, qui lui enseigne le mécanisme des mouvements. Georges Busson, peintre officiel des chevaux de course, lui apprend la couleur, la vénerie et l’incite à devenir cavalier : «Si vous voulez peindre des chevaux, il faut monter à cheval !» Suivent trois années de préparation militaire pour la cavalerie avec l’Escadron Français. Il connaîtra aussi la conduite des attelages en passant dans l'artillerie.

 

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Artillerie sous le feu

Mais je vous laisse à votre tour découvrir ses merveilleuses images et vous laisser emporter dans un univers d'uniformes de hussards, de batailles rangées, ou d'élégantes cavalières...

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Cavalière

Le site d'Eugène Leliepvre

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